Transition énergétique en Afrique : 13,84 milliards USD investis en 2025
En 2025, l’Afrique a attiré 13,84 milliards USD d’investissements dans la transition énergétique, répartis sur 306 transactions menées par 142 investisseurs dans 43 pays, selon le rapport Africa’s Power and Energy Transition Investment Report 2025 publié par Electron Intelligence.
Les énergies propres dominent largement
- 98,3 % des investissements (13,61 milliards USD) ont concerné les énergies propres.
- La production d’énergie verte arrive en tête avec 8,14 milliards USD.
- Suivent :
- Réformes et renforcement des services publics : 2,40 milliards USD
- Réseaux de transmission et distribution : 1,55 milliard USD
- Stockage et flexibilité : 666 millions USD
La dette, principal mode de financement
Le financement repose majoritairement sur :
- La dette : 9,05 milliards USD
- Capitaux propres : 2,48 milliards USD
- Subventions : 1,17 milliard USD
- Garanties : 656,5 millions USD
- Financements mixtes : 456,9 millions USD
Par ailleurs, 15 opérations de fusions-acquisitions ont été enregistrées pour un total de 1,4 milliard USD.
Les principaux investisseurs
Les plus grands investisseurs en 2025 sont :
- La Banque africaine de développement : 1,77 milliard USD
- Le Groupe de la Banque mondiale : 1,04 milliard USD
- Standard Bank : 922,1 millions USD
- L’Union européenne : 794,6 millions USD
Les dix principaux investisseurs concentrent 53 % des investissements totaux.
10 pays concentrent 73 % des capitaux
Les investissements se sont principalement concentrés dans dix pays, notamment :
- Afrique du Sud (2,16 milliards USD)
- Égypte (1,95 milliard USD)
- Nigeria (1,78 milliard USD)
- Maroc (1,38 milliard USD)
Au niveau régional :
- Afrique de l’Ouest : 3,91 milliards USD
- Afrique du Nord : 3,75 milliards USD
- Afrique australe : 3,13 milliards USD
- Afrique de l’Est : 797,7 millions USD
- Afrique centrale : 325,5 millions USD
L’année 2025 confirme une forte dynamique de la transition énergétique en Afrique, dominée par les projets d’énergies propres et financée majoritairement par la dette. Toutefois, les investissements restent concentrés dans un nombre limité de pays offrant des projets bancables et des perspectives de rendement attractives.
