
2025, l’année du rebond pour les startups africaines grâce au financement en capital
Après une période de ralentissement marquée par la prudence des investisseurs, l’écosystème des startups africaines connaît un net rebond en 2025, porté par la montée en puissance du financement en capital (equity financing).

En 2025, les startups africaines ont levé plus de 3 milliards de dollars, enregistrant une hausse d’environ 36 % par rapport à l’année précédente. Cette reprise repose majoritairement sur des investissements en equity, qui représentent désormais plus de 90 % des financements accordés aux jeunes entreprises technologiques du continent.
Cette évolution traduit un changement structurel dans les modes de financement. Le financement en capital permet aux startups de se développer sans la contrainte de remboursements réguliers, contrairement à la dette, souvent difficile à supporter dans des environnements économiques instables. Il offre également une flexibilité stratégique essentielle pour accompagner les phases de croissance et d’expansion.
La fintech demeure le secteur le plus attractif pour les investisseurs, suivie par la cleantech, les solutions énergétiques et les services numériques. Sur le plan géographique, des marchés comme le Nigeria, le Kenya, l’Égypte et l’Afrique du Sud concentrent l’essentiel des investissements, tandis que plusieurs pays d’Afrique francophone gagnent progressivement en visibilité au sein de l’écosystème.
La montée en puissance des institutions financières et des fonds de développement renforce la crédibilité du marché et contribue à instaurer un climat de confiance durable. Des entreprises comme Moniepoint ou Wave illustrent cette dynamique, démontrant la capacité des startups africaines à atteindre une croissance rapide et des valorisations significatives.
À l’horizon 2026, les perspectives restent positives. Les investisseurs montrent un intérêt accru pour des modèles économiques durables, rentables et à fort impact, notamment dans les domaines de l’énergie, de l’intelligence artificielle et des services B2B. Le financement en capital s’impose ainsi comme un levier clé de croissance pour les startups africaines et un moteur essentiel de l’innovation sur le continent.